Racines

Photos et lumières du Périgord et autres contrées plus lointaines, critiques cinématographiques et littéraires.

01 mai 2007

L'Homme Gênant.

Norway of life (The Bothersome Man)
de Jens Lien

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Un autre film a ajouté à la liste des films dont les titres sont les plus bêtement traduits. D’abord, c’est un film norvégien et ils traduisent en France le titre en anglais, bon, soit, mais en plus, ils changent complètement le sens du titre (L’Homme Gênant, grosso modo) pour un jeu de mots à la con, bien moins bon que l’original. Mais passons.

The Bothersome Man est un film fort sympathique. Andréas, trentenaire un peu lunaire, est parachuté en plein désert norvégien (en fait islandais précise le générique) devant un station service antédiluvienne, récupéré par un petit gars dans une voiture pourrie, et emmené dans une ville immaculée où on lui fournit appartement et boulot. Il ne sait pas où il est, ce qu’il y fait, il vit comme un zombie au milieu d’une société où tout sentiment est inexistant, malgré les apparences de société normale. Aucun enfant, les rues ne sont parcourues que par des piétons ternes, ou des voiturettes-balayettes. Quand un gars se défenestre, tombe sur les pointes d’une palissade et déverse ses boyaux sur le trottoir, ça n’émeut personne, que les « cantonniers » locaux qui s’empressent de tout nettoyer.

On est dans l’absurde norvégien. C’est souvent assez drôle et bien vu, avec un paroxysme de mauvais goût très rigolo quand Andréas se jette sous le métro, mais n’arrive pas à mourir, écrasé par trois-quatre rames de métro successives, et finit par sortir du tunnel avec la démarche d’un zombie dans la nuit des morts-vivants.

Critique légère de nos sociétés modernes et inhumanisées, sans sentiment, sans goût, sans odeur, les personnes et les amours sont interchangeables. Andréas n’arrive pas à se soumettre à ce diktat de l’indifférence, et risque tout pour entendre des rires d’enfants. La photo est vraiment jolie, c’est bien filmé, bien joué, et servi par la très belle musique de Grieg of course. Le film se termine un peu en jus de boudin, et c’est dommage, c’est émaillé de plein de petits trucs vraiment bien ficelés. A voir, une curiosité assez osée.

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Posté par AnneduPerigord à 23:49 - Chroniques Cinéma - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Il ne passe pas a toulon ou pas encore je garde espoir

Posté par phaeton, 08 mai 2007 à 10:20

Zéro pointé

Phaéton : bel effort pour m'éviter un nouveau zéro pointé dans les commentaires, merci :-D

Posté par Anne, 08 mai 2007 à 22:03

Belle chronique pour ce film que je viens de voir. Egalement déçu par cette fin un peu facile mais en général, je partage ton opinion et mon article te le confirmerait ;)

Posté par Wilyrah, 06 juin 2007 à 00:53

Accord

Wilyrah : effectivement, on est d'accord ! Merci pour ta visite et bonne soirée :)

Posté par Anne, 06 juin 2007 à 20:51

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