10 mai 2009
Embrasse-moi.
Musées du Vatican, Août 2008.

Clique pour plus de tendresse.
03 février 2009
Chronique livre : Voyage avec Charley
de John Steinbeck.

Pour te faire un peu plus fusiller du regard, clique sur la photo.
Rien de tel qu'un charmant petit livre de voyage entre deux énormes pavasses. Voyage avec Charley constitue un parfait entracte, tout en état un bel objet très intelligent.
En 1960, Steinbeck et son vieux caniche Charley partent sur les routes des Etats-Unis dans une espèce de camping-car d'époque. Effectivement, dit comme ça, ça fait un peu pépé, et force est de constater que Voyage avec charley n'a rien d'un récit de voyage échevelé. C'est plutôt planplan, et au final pas très touristique. On ne retiendra pas grand chose des contrées traversées par Steinbeck. Mais par contre l'auteur est le témoin d'un pays en pleine mutation, un pays qui rentre dans "le monde moderne". Partout où il passe Steinbeck est confronté à une déshumanisation dans tous les domaines : gastronomique, urbanistique. Il pointe avec humour mais aussi crainte l'uniformisation des goûts et des gens "Si cette population a les papilles gustatives atrophiées au point d'estimer qu'une nourriture dépourvue de saveur est non seulement acceptable mais désirable, que penser de la vie affective de la nation? ". Il est étonné de voir à quel point les gens n'expriment en générale aucune opinion, où, quand ils le font, c'est avec violence, haine et acharnement.
Le livre est émaillé de moments savoureux et tendres, notamment les rapports avec son chien sont mignons et parfois tordants. Beaucoup aimé le moment où il craint de faire pisser son chien contre un séquoia de peur que l'expérience mystique soit trop forte. Bref, un très joli livre, d'un homme qui aime les gens et les chiens, dépassé et effrayé par un pays en pleine mutation à grande vitesse.
20 décembre 2008
C'est la fête, youpi.
Ma Pupuce se joint à moi pour vous souhaiter à tous de bonnes fêtes, forcément pleines de mauvais cholestérol, de cadeaux qui font grincer des dents, de souvenirs qui foudroient. Un seul mot d'ordre : survivez !
De retour en janvier.
Normalement.
28 juillet 2008
Chronique livre : Rapport sur moi
de Grégoire Bouillier.

Pour se rouler un peu plus dans le sable, clique sur la truffe.
Petit roman (autobiographique, autofictif?), publié en 2002 dans la jolie collection Allia, Rapport sur moi est une petite merveille délicieusement aigre qui se lit d'une traite. Grégoire Bouillier livre le récit d'une enfance chaotique et violente. Sans analyse adulte postérieure et superflue, il raconte anecdotes d'enfance, qui s'égrènent, disjointes, pour former une ensemble très cohérent.
L'écriture est élégante, presque précieuse. Une distance née de ce contraste entre style travaillé et événements racontés à hauteur d'enfant. Le résultat amène le lecteur à analyser lui-même les situations, à se forger lui-même ses opinions, et à découvrir avec effroi la dureté de cette enfance, de cette vie, de la vie en général, des vies. Des vies de merde, comme la plupart des vies.
Le regard de Bouillier est sans concession, il ne se dédouane d'ailleurs de rien, se forgeant un personnage au final pas forcément sympathique, violent, perturbé. Ça ne fout pas forcément une patate d'enfer, mais c'est un bouquin élégant, torturé et dérangeant. Donc indispensable.
26 mai 2008
L'attente...
Montpellier, mai 2008.






