Racines

Photos et lumières du Périgord et autres contrées plus lointaines, critiques cinématographiques et littéraires.

17 septembre 2009

Besoin d'un grand nettoyage.

Musées du Capitole, Rome, Août 2009.

IMG_0871ret_800
Un coup d'aspi ? clique.

Posté par AnneduPerigord à 20:38 - Les Photos - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

14 septembre 2009

Chronique film : Un prophète

de Jacques Audiard.

IMG_1602nbb_800
Ok, c'est un peu facile, mais j'avais pas d'idée. Clique au lieu de râler.

Un prophète est un gros film français, le plus gros que j'ai vu depuis longtemps. La preuve, au générique de fin sont crédités pas moins de 6 serruriers. Ah, ça en bouche un coin ça, 6 serruriers pour un seul film. Un prophète sous ses airs de film sérieux et concerné est donc bien une superproduction, qui sort l'artillerie lourde pour séduire le spectateur et le critique bouche bée d'admiration. Et ça marche visiblement, puisque la critique est unanime, Grand Prix au festival de Cannes et tutti machin. Et il faut être honnête, le film est totalement irréprochable.

C'est une espèce de Scarface à la française, et dans l'univers carcéral, la réussite (sans décadence) magistrale d'un petit mec de rien, qui grimpe les échelons de la société en faisant profil bas. La mise en scène d'Audiard est très classieuse : tour à tour nerveuse et sèche, ou distanciée, il utilise à merveille ses décors depuis le fourgon de police des premiers plans (à travers les grilles on aperçoit des immeubles, et leurs petits fenêtres alignées, comme des cellules, belle mise en abyme) jusqu'à la prison, univers à la fois clos, mais en constante interaction avec l'extérieur. Dans ce décor s'ébattent des acteurs formidables, depuis Arestrup sur-jouant son rôle de parrain corse jusqu'à la caricature, symbole d'un monde bling bling révolu, à Tahar Rahim, gueule d'ange indéchiffrable, prenant de l'épaisseur au fur et à mesure du film, sans oublier tous les seconds rôles, parfaits. Côté son c'est moins brillant, on a connu Desplat nettement plus inspiré, sa musique est ici quelque peu mélasse. La prise de son est en dessous de tout, c'est simple, j'ai compris à peu près un mot sur quatre, et je soupirais de bonheur quand les personnages parlaient étranger, au moins, je pouvais me raccrocher aux sous-titres.

Malgré toutes ces qualités et ce défaut handicapant, je n'ai jamais réussi à rentrer dans le film. Sur les deux heures quarante, j'ai bien l'impression qu'il y a une bonne heure de trop. On ne peut pourtant pas reprocher à Audiard un côté moralisateur ici, contrairement à son précédent film. Le film évite le manichéisme, faisant du savoir et de la connaissance le carburant d'une réussite criminelle, et de son personnage de petite frappe un grand bandit, sans qu'aucun jugement moral ne fasse de l'ombre à cette ascension. Non, je ne sais pas pourquoi je n'ai pas pu rentrer dans ce film. Trop mâle, trop viril, sans doute, pas un sujet qui me touche particulièrement, et une mise en scène au final trop attendue pour m'avoir vraiment emportée.

Contrairement aux Cahiers, les passages les plus intéressants du films sont pour moi les décrochages de la réalité, la présence du "fantôme" de l'homme qu'a tué le héros, ce rêve de biches intrigant. Ces scènes ont de la présence, du corps, et poussent le film dans une direction qu'il n'ose pas prendre franchement. Frustrée aussi de ce que le film aurait pu être et qu'il refuse d'être vraiment. Un film qu'il serait de mauvais goût de ne pas aimer donc, mais qui m'a laissé sur le bord de la route une grande partie de son cours.

Posté par AnneduPerigord à 22:00 - Chroniques Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

10 septembre 2009

Chronique livre : Le cinquième évangile

de Michel Faber

IMG_0611_800
Ah ça fait pas du bien de remettre en cause la passion de JC.
Finis de l'achever en cliquant.

Entendu parler de ce bouquin sur France info, je ne sais plus, et il faut avouer que c’est un distrayant bouquin pour des vacances. Le cinquième évangile, c’est un peu l’anti-Da Vinci Code et l’anti-cinquième élément, ou comment un traducteur de textes anciens fout le bordel dans le monde en mettant à jour des textes très prosaïques sur la crucifixion de sieur Jesus.

Loin de professer la bonne parole, et de se terminer en apothéose remplie d’une découverte miraculeuse issue des textes anciens genre « ce qui sauvera le monde c’est l’amour », le cinquième évangile fait la nique à la vague des romans pseudo ésotériques pouet-pouet et à la pseudo culture de masse. Le roman vaut presque plus dans son principe que dans son écriture. Ce n’est évidemment pas un chef d’œuvre de la littérature puisque Michel Faber pastiche parfois ses anti-modèles, ce qui ne hisse pas le niveau d’écriture, il faut bien l’avouer. Par contre, le personnage principal est tellement con, méchant que le livre en devient particulièrement irrévérencieux et qu’on bondit de joie quand il compare ses manuscrits vieux de 2000 ans à des magazines pornos (pour l’impatience qu’ils suscitent), ou qu’il n’hésite pas à hurler « qu’est ce que ce mec est chiant ! » à propos de l’auteur des dits manuscrits, effectivement pas un gai-luron à lire sa prose.

Un bon moment donc, sans larmichette et sans leçon de morale antique sur la voie que doit suivre l’Homme. Sympa.

Posté par AnneduPerigord à 19:24 - Chroniques Bouquins - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

13 août 2009

Chronique théâtre : La Mastication des morts

de Patrick Kermann.

IMG_0655_800
Tire lui l'oreille avec la souris pour vérifier qu'il est bien mort.

Très beau texte que ces mastications. Kermann réveille les morts d'un petit cimetière de campagne pour écouter ce qu'ils ont à dire. Et ils en ont des choses à dire : des choses qu'ils n'ont jamais osé dire, propos qu'ils ressassent à l'envie, des comptes à régler, des aveux à faire. Entre les générations, entre les familles, des liens se tissent. C'est à la fois très drôle et poignant d'écouter ces paroles : souvent dérisoires (genre "Mais où j'ai bien pu mettre mes clés"), émouvantes ou sordides, presque toujours écrites comme les gens parlent.

C'est assez fascinant de reconstituer le puzzle de la vie de ce village, de voir comment la nouvelle génération de Bigot a réussi à déjouer la bigoterie des ancêtres, de découvrir qui a, en fait, trafiqué la solex, de plaindre le soldat allemand, qui a eu la malchance de mourir là, en terre ennemie. C'est brillamment écrit, rythmiquement impeccable, beau et triste comme la vie. Kermann a mis fin à ses jours un an après avoir écrit La mastication des morts. Un sujet qui le tenaillait donc.

Photo prise au minuscule mais très intéressant Musée François Rude, à Dijon.

Posté par AnneduPerigord à 18:00 - Chroniques Théâtre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

10 mai 2009

Embrasse-moi.

Musées du Vatican, Août 2008.

IMG_0389b_800
Clique pour plus de tendresse.

Posté par AnneduPerigord à 20:15 - Les Photos - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

08 décembre 2008

Où suis je ?

Versailles, exposition Jeff Koons, novembre 2008.

koons_jaune_nb

Avec un peu d'audace et un clic, tu verras mieux.

koons_jaune

Posté par AnneduPerigord à 22:54 - Les Photos - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

03 juillet 2008

Les 4 grâces.

Montpellier, mars 2008.

4grasses_800
Encore plus grasses, clique sur l'oeil du piaf.

Posté par AnneduPerigord à 20:40 - Les Photos - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

13 juin 2008

Douceur de vivre.

Dijon, jardin de l'Arquebuse, 31 mai 2008.

douceur_vivre_800
Encore plus chaud, cliquez sur... enfin vous savez où.

Posté par AnneduPerigord à 21:34 - Les Photos - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,
« Accueil  1