28 octobre 2009
17:51
Lyon, Part-Dieu, octobre 2009.
Clique sur les fourmis.
27 octobre 2009
Un complexe ou une prémonition ?
Dijon, hier.

Clique je te dis. Promis tu n'auras pas mal.
Cinq minutes de trajet. Deux feux grillés. Qui dit mieux ?
20 septembre 2009
Chronique film : Les derniers jours du monde
d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu.

S'échapper, par tous les moyens à la grisaille pénétrante. Clique.
Avec les Larrieu, rentrer dans une salle c'est s'exposer au risque de pénétrer des mondes parallèles, pas vraiment solides et stables. Les derniers jours du monde est vraiment un "machin" au bon sens du terme, un truc improbable et barré, mal foutu et attachant, un bric à brac génial. Mal construit, manquant de tenue, le film réussit néanmoins à emporter l'adhésion par l'attachement qu'il provoque, les questions qu'il suscitent, la curiosité qu'il titille. La fin du monde sert de décor à une ode à l'amour absolu. Quoi de plus romantique que cet amour malgré tout ? malgré le monde qui s'écroule, malgré les femmes qui cherchent la protection et la queue du mâle.
C'est un parcours du combattant auquel est confronté Robinson, le héros. Amalric est superbe, toujours sur le fil, incroyablement crédible dans le rôle totalement impossible d'un homme blackboulé par les événements et ses sentiments pour sa curieuse et volatile maîtresse (très intrigante Omahyra Mota, androgyne brindille). Les Larrieu se lancent dans un cinéma beaucoup plus ambitieux qu'ils n'en ont l'habitude (et le budget probablement), une espèce de road-movie, alternant scènes intimistes, et scènes de foules dont quelques unes sont très impressionnants (les fêtes de St Firmin à Pampelune). Robinson, malgré ses conquêtes, reste seul au monde au milieu de cette débâcle, avec son amour pour Laë. Et les dernières scènes permettent de boucler la boucle de l'histoire de la Terre : nus comme aux premiers jours du monde, Robinson et Laë courent dans un Paris désert, tels Adam et Eve au jardin d'Eden.
C'est une histoire romantique en diable, très profonde, sans que rien ne soit laissé au hasard. Les Larrieu ne se départissent cependant pas de leur fantaisie habituelle et le film est drôle et touchant. L'interprétation est au petit poil de tous les côtés, et la musique au millimètre (surprenant, risqué et fabuleux choix que Ton Style de Ferré pour illustrer la fin du monde !). Bref un formidable moment, malgré quelques micros longueurs, tout à fait pardonnables compte-tenu de l'audace de l'entreprise.
06 février 2009
Regarder passer la vie.
Novembre 2008.

Regarde un peu plus près : clique.
28 janvier 2009
Koons ?
Lyon, gare de la Part-Dieu, janvier 2009.

Si t'as le vertige, clique sur la photo.
15 janvier 2009
Chronique livre : Tours et détours de la vilaine fille
de Mario Vargas Llosa.

Pour mieux voir les tours et détours, clique image.
Ricardo, petit péruvien de la classe moyenne craque pour une petite chilienne délurée. Le temps passe, il émigre à Paris, et devient interprète. Il rencontre alors une camarade en route pour Cuba, c'est sa petite chilienne. Il retombe amoureux, mais elle s'échappe à nouveau. Des année plus tard, elle réapparaît dans sa vie en épouse d'un haut-fonctionnaire...
Une bien jolie histoire d'amour, romantique en diable que celle-ci, l'histoire de l'amour éternel d'un homme pour une femme qu'il sait ne pas pouvoir retenir. C'est bien écrit, joliment tourné. Le roman balaie calmement un demi-siècle d'histoire et diffuse une douceur légèrement surannée. Mais le livre est comme son héros, Ricardo, dont la vilaine fille ne cesse de critiquer le manque d'ambition : trop planplan pour être vraiment exaltant, il se lit avec plaisir, mais sans passion non plus. On attend forcément un peu plus de fougue et de noirceur de la part de l'auteur de la Ville et les Chiens, surtout sur un sujet aussi diablement romantique, mais Tours et détours de la vilaine fille se situe clairement plus dans la veine de Tante Julia et le scribouillard.
Un peu un bouquin de pépé quoi, dommage.
25 octobre 2008
Station-Life I.
Paris, octobre 2008.

Trop top ces baskets, clique pour agrandir.
Un petit cadeau bonus. Désolée pour vos oreilles.
Originale top par Alela Diane.
18 août 2008
Chronique film : Gomorra
de Matteo Garrone.
Âmes sensibles s'abstenir. Curieuse coïncidence que d'aller voir Sodome chez Pasolini et Gomorrhe chez Garrone, à croire que l'Italie serait un pays un chouille perturbé. Gomorra croisent les trajectoires de 5-6 personnages napolitains, du p'tit morveux à la gueule d'ange au vieux caïd, tous liés à la Camorra. Il ne s'agit pas ici de dénoncer les pratiques de la Camorra (visiblement le livre de Roberto Saviano dont est tiré le film s'en charge copieusement), mais de s'immerger dans ces vies, de les ressentir physiquement. Autant vous dire que le film est inconfortable au possible, et on passe son temps la nausée au bord des lèvres. Ben oui, dans les quartiers insalubres, paupérisés, rongés par le trafic de drogue on peut pas dire que ce soit la fête pouet pouet.
Garrone a situé son film dans "les voiles", projet urbanistique complétement dingue qui n'a jamais réussi à être complétement opérationnel à cause du vandalisme. Des lames triangulaires de béton, séparées entre elle de quelques mètres de couloir qui ne voient jamais le jour et sont le repère de tous les petits et gros trafics de la zone. Le seul reproche qu'on peut faire à Garrone est de ne pas avoir suffisamment utilisé son décor. Mais c'est vraiment pour chipoter (en même temps, étant donné les conditions de tournage c'était sans doute un peu chaud). Il préfère s'attacher à ses acteurs (tous extraordinaires, mention spéciale au tailleur, Salvatore Cantalupo je crois), et épier chacun de leurs gestes. Au fond Gomorra est un film anthropologique, ou plutôt zoologique. On est ici dans une lutte pour la survie dans la jungle, dans laquelle la bouffe est remplacée par le fric. Pris dans un système qui semble immuable, les hommes s'adaptent, et tout est dicté chez eux par l'instinct de survie.
La caméra de Garrone est nerveuse, puissante, révélatrice de la moindre émotion. C'est un film physique, brutal, qui n'épargne rien, ne juge rien, et s'attache à faire ressentir. Jusque dans ces raps assourdisants qui ponctuent périodiquement le film et qui font vibrer jusqu'au fin fond des tripes (d'ailleurs la musique du générique de fin est assez hallucinante, Massive Attack j'crois). Gomorra mérite amplement son Grand prix au dernier festival de Cannes. En espérant que la Palme d'Or soit aussi couillue... mais j'avoue avoir franchement quelques doutes a priori.
31 juillet 2008
Hors-champ.
Cannes, juillet 2008.

Pour attraper le piaf, clique sur la queue.
30 juillet 2008
Cheek to window.
Dans le train, juin 2008.







