28 avril 2008
T'as d'beaux yeux, tu sais.
Dijon, Museum d'histoire naturelle, mars 2008.

Pour voir mieux, clique sur les cornes.
Je ne sais pas s'il était autorisé de prendre des photos (sans flash) au museum. Mais je n'ai pas résisté. Certaines salles m'ont ramené 10 ans en arrière, à Toulouse, avant que le Museum n'ait été restauré. Des bocaux, de la poussière, des bestioles indéterminées, monstres ou autres curiosités de la nature. Un vrai régal. Joli petit moment que cette visite dijonnaise, moins poussiéreuse, mais très sympathique.
27 avril 2008
Chronique film : [Rec]
de Paco Plaza et Jaume Balaguero.
Bon ça m'apprendra à émettre des réserves sur le dernier Doillon ou à pousser des coups de gueule (justifiés) sur les relents réacs de certaines productions américaines de l'année 2008 (je cite pas lesquelles, je vais encore me faire esquinter). Chers lecteurs, sachez qu'avec [Rec], j'ai expié mes fautes passées et futures pour au moins 77 générations. J'ai voulu me vider la tête à peu de frais (8 euros quand même), dans un multiplex popcornéen. J'en suis juste sortie avec une énorme envie de gerber une certaine sensibilité de l'estomac, et un atterrement sans fond.
La moindre des choses qu'on demande à un film d'horreur, c'est de foutre un peu les chocottes, ou à défaut de bien se marrer. [Rec] échoue absolument partout. Remplissant consciencieusement son cahier des charges de film "caméra subjective" (c'est clair, tout y est, rien ne manque), il est complètement irregardable et inécoutable. Trop de mouvements de caméra dans tous les sens (même Trier oserait pas en faire autant), trop de bruits (dont la VF pitoyable, ça aide pas) ne donnent qu'une envie : que le cameraman et sa putain de journaliste se fassent dévorer au plus vite, ce qui malheureusement n'arrive que tout à la fin (normal me direz-vous, sinon pas de film). Je ne parle pas du scénario archi-rebattu (un lieu clos, des zombies qui bouffent tout le monde, un soupçon de "et-si-c-étaient-les-étrangers-qui-avaient-amené-le-Mal", une pointe de "et-c-est-bien-le-cas"...), des acteurs navrants (la VF ne fait que les enfoncer encore plus), ça risquerait d'en rajouter une couche.
[Rec] est un gros churros bien gras, cuit dans une huile infâme. Je vais rester sur l'assez réussi Fragile du même Jaume Balaguero, sans prétention et nettement plus flippant. Ah et puis ce soir, je regarde Jean-Philippe sur TF1, après, c'est certain, je serai lavée de tous mes pêchés.
26 avril 2008
...
Il y a des jours qu'on préfèrerait sans soleil.
25 avril 2008
I wanna be your dog.
Paris, octobre 2007.
24 avril 2008
Couleurs primaires.
Domme, novembre 2007.
Clic sur les photos.
23 avril 2008
Inconséquence.
Lozère, avril 2008.

Un clic sur le nid, c'est plus beau.
Le représentant de la firme Plastic & Cie frappe trois petits coups sur le tronc. L'oiseau pointe son bec par-dessus le rebord branchu de son nid.
"C'est pour quoi ?"
"Monsieur l'oiseau, je suis Aristode Célérat de la firme Plastic & Cie, et je viens vous vendre notre tout nouveau PVC, idéal en toutes circonstances."
"Mais à quoi sert-il ?"
"Monsieur, Monsieur, à quoi sert-il ? et bien c'est le produit qu'il faut avoir, le "meust-hâve" comme on dit. Pour vous (parce que vous êtes sympathique), le second sera à moitié prix, une offre exceptionnelle, unique. Lorsque je reviendrai, je ne pourrai plus casser les prix de cette manière."
Et l'oiseau se fit avoir.
Que faire, si même la nature s'engouffre dans la société de consommation ?
22 avril 2008
...
Dijon, cathédrale St Benigne, avril 2008.
...
Ses larmes sont un miroir.
...
21 avril 2008
Dernière vision.
Moulin de Cougnaguet, Lot, décembre 2007.

En plus grand en cliquant sur l'eau.
Et voilà, le Moulin de Cougnaguet, c'est terminé.
C'est qui en ont eu assez peuvent souffler.
Pour les autres, il ne reste plus qu'à aller y faire un petit tour !
20 avril 2008
Sortir.
Dijon, jardin de l'Arquebuse, février 2008.

Clique sur le cahier pour faire Ohhhh!
J'ai éclaté mes barreaux.
Fui mes 12m².
Ma cité U.
C'est là que j'y arrive.
Que je peux, enfin.
Renouer avec l'inspiration.
19 avril 2008
Chronique pièce : Pasaràn
de Philippe Malone.
Suite de l'Odyssée malonienne, après l'Entretien, Blast, Morituri. J'ai l'enthousiasme plus modéré pour cette pièce, malgré un fond toujours aussi pertinent. Comme dans Morituri, il est ici question de pouvoir, d'accession au pouvoir, d'argent, de la place de la femme, d'une population aveuglée par sa haine, de la différence, de l'altérité. L'analyse est fine sur les mécanismes du pouvoir, jouer sur la peur des gens, réveiller les instincts haineux les plus bas et les moins assumés, puis, quand les idées ont infusé, injecter une bonne dose de pognon pour faire tenir le tout.
Évidemment, c'est d'une actualité ravageuse. L'écriture, exigeante, moins homogène, plus heurtée, m'a un peu perdue, même si elle cloue parfois au fauteuil. La forme de la pièce, relativement classique, au niveau de la mise en place des personnages, de la construction narrative est bourrée d'idées. Ça foisonne, ça complexifie, ça référence, au risque de perdre le lecteur (à défaut d'être spectateur). Le symbolisme parfois un peu appuyé, et le final audacieux et trashissime passent assez mal à la lecture.
Reste à voir ce que tout ça peut donner sur une scène, entre les mains d'un metteur en scène de talent. A suivre.











