02 mars 2008
Réponse.
Jeanne et Ciel ont eu la gentillesse (les chipies) de me lancer une boule de neige, que je me dois de renvoyer.
Voici les règles ...
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
- Mettre le règlement sur votre blog.
- Mentionnez six choses, habitudes, tics non importants sur vous-même.
- Taguez six personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien.
- Avertir directement sur leur blog les personnes taguées.
Les banalités
Les choses anodines
Futilités
Alors voyons voir, j'envoie la boule de neige à Phaeton, Stéphanie, Philippe G., Nico P., Gols, et puis on va ajouter Ossiane et Laetirature qui viennent souvent et que finalement je connais si peu (mais peut-être ont-elles été taguées déjà 100 fois).
14 avril 2007
Confidences
Ce matin, la migraine a de nouveau planté ses racines dans la jachère de mon cerveau. Dès le réveil, les yeux mi-clos, elle est là, d’abord légère. Mais je sais qu’en me levant, elle me bouffera toute crue. Je retarde le moment de sortir des draps. Plus je traîne, plus l’attaque sera violente.
Il faut se décider, choisir la position verticale, foncer en zigzaguant vers la boîte d’aspirine, et s’en enfiler 2 sachets. L’estomac vide hurlera un bon coup face à une telle agression. Puis les yeux fermés, balancer le reste de café de la veille dans l’évier, laver le filtre, et faire du café frais serré. Les mains tremblent, les jambes flageolent et le cerveau explose. Chaque glouglou de la cafetière fait péter une grenade dans ma tête. La caféine achève la dernière barrière de résistance de l’estomac qui entre en révolution.
Il faut se recoucher, trouver la position supportable. J’ai trop chaud. Sur le dos, sur le côté droit, sur le côté gauche, l’oreiller coincé au creux de l’épaule, à plat, rien ne va. C’est intolérable immobile, mais chaque mouvement est une torture.
Et puis… une position moins inconfortable, les yeux clos, la douleur se fait moins lancinante, la fraîcheur me gagne, l’activité des neurones retrouve un semblant de fonctionnement cohérent, libérés qu’ils sont de l’emprise irradiante de la douleur. Il faut accepter de ne pouvoir, de ne devoir rien faire que de rester immobile, longtemps, alors que tant de choses sont à faire aujourd’hui que le soleil brille, et qu’il y a la vie dehors, qui m’arrive par bouffées d’éclats de rires, de voix, et d’une mélodie au saxo, légère, et arythmique. Il faut savoir attendre suffisamment longtemps pour laisser passer la crise, sans risque de rechute, sans bouger d’un millimètre. Il faut savoir à quel moment on peut revivre un peu, et il faut savoir enfin qu’on traversera la journée flottillant sur un inconfortable nuage d’endorphines, les mains tremblantes, sur le fil, jamais très loin du précipice.
31 janvier 2007
Cinq choses que vous ignorez, mais ça va pas durer
Bon bon bon, voila, Richard G. a eu la malice de me glisser dans une de ces chaînes bloguiennes délicieuses, irritantes et égocentriques. Il faut que je vous dévoile cinq choses que vous ignorez de moi. Comme c'est dans la droite ligne de la photo de ce soir, et pour le plaisir sadique et incommensurable de désigner de nouvelles victimes, je me prête au jeu. Et hop, c'est parti !

"Moi", 2007, oeuvre picturale réalisée par Moi, inspirée par Moi, photographiée par Moi
- Je suis une petite nature. Toujours un peu fatiguée, toujours un peu patraque. Un mont de maux. Rien de grave, enfin pas souvent, mais plein de petites emmerdes qui me polluent la vie. Je me réveille toujours crevée. Bref, un sérieux manque de punch quoi.
- J'ai un rapport différent au cinéma et aux livres. Quand je sors d'une salle de cinéma, je suis gonflée à bloc. J'ai vampirisé toutes ces vies vues à l'écran, je me sens bien, je me sens belle (et ça n'arrive pas souvent), je flottille dans des sphères aériennes et légères. Mon rapport aux livres est beaucoup plus charnel. Odeur, douceur du papier, ils m'accompagnent partout, jusque sur l'oreiller. J'aime m'endormir, la main sur le livre que je lis. C'est ma famille, mon soutien, mon compagnon. Finir un livre est pour moi un abandon, mon amour me quitte. Et je vis très mal les ruptures.
- Je suis une vraie timide qui se soigne. J'ai profondément peur des gens. Peur de ne pas dire ce qu'il faut, peur de ne pas comprendre comment il faut agir. Fût un temps où acheter une baguette de pain était proche du cauchemar. Je vous rassure, ça va mieux, même si c'est toujours là. Paradoxalement, bien adrénalinée, je suis plutôt à l'aise quand il faut parler en public. Allez comprendre...
- Euh non, ça quand même, je peux pas le dire.
- J'ai de grosses poussées de misanthropie. Quand je suis crevée, pas d'humour, j'éxècre les gens. Ils n'existent que pour m'emmerder. Dans la rue, ils marchent doucement exprès pour me mettre en retard. J'ai des envies de meurtres, des poussées violentes. Leur bruit m'est insupportable, leur odeur me donne la nausée. Je ne vous parle même pas des gosses dans les trains, toujours à brailler, des utilisateurs de portables qui racontent leur vie. Dieu n'existe pas, l'humanité en est la preuve.
- Je viens de finir de tricoter ma première vraie écharpe. J'ai mis plein de franges, on dirait un poulpe, elle est immonde, je l'adore.
P... ce que c'était long ! Gnark, reste maintenant la partie la plus succulente : la désignation des victimes de la malédiction de la chaîne.
Gols m'ayant opposé un refus poli mais sans retour (comme la rivière), je ne lui demande pas (mais un peu quand même).
Stéphanie, Stéphanie, Stéphanie, voici l'heure d'assouvir ton narcissisme, comme j'ai assouvi (pour très longtemps !) le mien.
Phaéton : bienvenue dans la cour de grands.
Aline : je ne t'oublie pas.
James : promis, ce n'est pas de la persécution !
Isabo : belle Isabelle, avant ton dédoublement, tu peux nous en dire un petit peu plus sur toi ?
Le Libraire : parce que sinon, il va me faire la gueule ;)
Et tous ceux qui veulent (Olico, , Dam, Djiwôm, Sylvain, Jeanne, Mememad, Benj, Michel, Lilipuce, Bruno... j'en oublie forcément!)
28 juin 2006
Urban Fairy Tale
Lyon - Aujourd'hui
This is an urban fairy tale, to be read with a cup of tea in one hand, and a piece of cake in the other.
If one look could kill
I would certainly be dead
Because this wrinkled old skin
Is not positively a virgin maid.
If I take my pleasure in shooting
Plenty of silly pictures,
She takes hers in spying,
Anonymous living characters.
From the shabby window,
She's looking to the screen
Of a sour life of sorrow,
That long long had been.
And the day she'll die
Alone in her flat,
Nobody will care,
Except for the rats.
And a week later
The neighbours will complain,
To the rich owner
Of the gutter smell.
This is the end of this story, coming from an insane mind, an evening of heat, in a burning bath.
Je demande aux non-anglophones de me pardonner cette parenthèse, pour le moins shakespearienne. S'ils le demandent, une traduction ils obtiendront. Bonne soirée !
06 avril 2006
L'histoire particulière d'un paon perdu parmi ses paonnes
Mai 2004
Dans les jardins de Marqueyssac, surplombant la vallée de la Dordogne, des paons et autres zoziaux colorés, gambadent (dans leurs enclos ;-).
Petite fable sans queue (quoi que), ni tête (ça c'est sûr)
Un paon se pavanait, vaniteux volatile
Brandissant vers les cieux, une queue érectile
Deux paonnes sur un mur, précieuses emplumées
Exhibant leurs parures, aimaient à parader.
Avisant de son oeil, lubrique et minuscule
Les deux belles femelles, infimes particules
Le paon se rengorgeant, et lêchant ses babines
Dans son petit cerveau, invente une combine.
Il choisit la plus belle, se racle un peu la gorge
Sort son plus beau sourire, et pousse un cri de forge.
La paonne interpellée, d'un geste dédaigneux
Se retourne aussitôt, en lui criant "Odieux !"
Le paon est irrité, mais fait bonne figure
A la paonne délaissée, il montre sa cambrure.
Elle rougit doucement, tortille ses phanères
Et dans un souffle, elle glousse, "Très honorée mon cher".
Vers très facultatifs :
Ô Paon suspends ton vol, et sache profiter
Dans les plumes de la paonne, qui aime te caliner
Des douceurs de la vie, même si ce n'est pas celle
Qui d'un regard, un seul, te redonna des ailes.
Moralité :
L'apanage de la paonne, est de pouvoir choisir quel paon alpaguer.
Parfois, une paonne assez plate, vaut mieux qu'une paonne égérique.
(PS : la morale de cette histoire est seulement dûe aux contraintes rimistiques, pas à une éthique personnelle surannée)












