30 avril 2008
Les yeux brouillés.
Paris, mars 2008.
Encore plus brouillé, un clic sur la photo.
29 avril 2008
Chronique pièce : Être humain
d'Emmanuel Darley.

Clic sur l'image pour plus grand.
Retournée comme un Pancake sans sirop d'érable par ce texte bouleversant d'Emmanuel Darley. Être humain est le récit (un récit) de la prise d'otage d'une maternelle par Lui. Lui, c'est HB, human bomb, human being, et finalement être humain, malgré tout. La pièce renverse les rôles, faisant de Lui, un homme sans vie, perdu, déjà mort, qui ne semble chercher, dans un dernier élan, qu'un peu de lumière. Face à lui, la société, les autorités, pompiers et policiers, professionnels, ne sont pas là pour comprendre, mais dérouler les mécanismes de sauvetage appris par anticipation. Pour eux, c'est aussi le grand jour, leur instant de gloire, l'accomplissement de leurs désirs. Ils jouissent de ce moment, les hormones au taquet. Assistant à l'histoire l'institutrice finit par éprouver de l'empathie pour Lui, classique syndrome de Stockholm, mais également reconnaissance d'un homme à la dérive. La soeur du preneur d'otage intervient pour tenter de raccrocher son frère à une vie qui l'a abandonnée.
Pièce "chorale" d'une grande douceur et d'une grande violence intérieure, où les voix s'élèvent successivement, Être humain est magnifique de bout en bout, confrontant des vies aux destins entremêlés, mais qui ne sont que des blocs de solitude impénétrable. On pense à Nancy Huston évidemment, pour la construction, et l'humanité déchirante du propos, cet essai incessant de s'approcher de la vérité, d'une parcelle de vérité, en multipliant les points de vue. La pièce interroge également et subtilement sur la responsabilité collective des pétages de plombs individuels. L'écriture, Darleysienne, économe reflète le délitement du personnage, par le désordre et la perte des mots. Mais jamais du sens. Un grand moment.
Un peu plus de Darley par là.
28 avril 2008
T'as d'beaux yeux, tu sais.
Dijon, Museum d'histoire naturelle, mars 2008.

Pour voir mieux, clique sur les cornes.
Je ne sais pas s'il était autorisé de prendre des photos (sans flash) au museum. Mais je n'ai pas résisté. Certaines salles m'ont ramené 10 ans en arrière, à Toulouse, avant que le Museum n'ait été restauré. Des bocaux, de la poussière, des bestioles indéterminées, monstres ou autres curiosités de la nature. Un vrai régal. Joli petit moment que cette visite dijonnaise, moins poussiéreuse, mais très sympathique.
27 avril 2008
Chronique film : [Rec]
de Paco Plaza et Jaume Balaguero.
Bon ça m'apprendra à émettre des réserves sur le dernier Doillon ou à pousser des coups de gueule (justifiés) sur les relents réacs de certaines productions américaines de l'année 2008 (je cite pas lesquelles, je vais encore me faire esquinter). Chers lecteurs, sachez qu'avec [Rec], j'ai expié mes fautes passées et futures pour au moins 77 générations. J'ai voulu me vider la tête à peu de frais (8 euros quand même), dans un multiplex popcornéen. J'en suis juste sortie avec une énorme envie de gerber une certaine sensibilité de l'estomac, et un atterrement sans fond.
La moindre des choses qu'on demande à un film d'horreur, c'est de foutre un peu les chocottes, ou à défaut de bien se marrer. [Rec] échoue absolument partout. Remplissant consciencieusement son cahier des charges de film "caméra subjective" (c'est clair, tout y est, rien ne manque), il est complètement irregardable et inécoutable. Trop de mouvements de caméra dans tous les sens (même Trier oserait pas en faire autant), trop de bruits (dont la VF pitoyable, ça aide pas) ne donnent qu'une envie : que le cameraman et sa putain de journaliste se fassent dévorer au plus vite, ce qui malheureusement n'arrive que tout à la fin (normal me direz-vous, sinon pas de film). Je ne parle pas du scénario archi-rebattu (un lieu clos, des zombies qui bouffent tout le monde, un soupçon de "et-si-c-étaient-les-étrangers-qui-avaient-amené-le-Mal", une pointe de "et-c-est-bien-le-cas"...), des acteurs navrants (la VF ne fait que les enfoncer encore plus), ça risquerait d'en rajouter une couche.
[Rec] est un gros churros bien gras, cuit dans une huile infâme. Je vais rester sur l'assez réussi Fragile du même Jaume Balaguero, sans prétention et nettement plus flippant. Ah et puis ce soir, je regarde Jean-Philippe sur TF1, après, c'est certain, je serai lavée de tous mes pêchés.
26 avril 2008
...
Il y a des jours qu'on préfèrerait sans soleil.
25 avril 2008
I wanna be your dog.
Paris, octobre 2007.
24 avril 2008
Couleurs primaires.
Domme, novembre 2007.
Clic sur les photos.
23 avril 2008
Inconséquence.
Lozère, avril 2008.

Un clic sur le nid, c'est plus beau.
Le représentant de la firme Plastic & Cie frappe trois petits coups sur le tronc. L'oiseau pointe son bec par-dessus le rebord branchu de son nid.
"C'est pour quoi ?"
"Monsieur l'oiseau, je suis Aristode Célérat de la firme Plastic & Cie, et je viens vous vendre notre tout nouveau PVC, idéal en toutes circonstances."
"Mais à quoi sert-il ?"
"Monsieur, Monsieur, à quoi sert-il ? et bien c'est le produit qu'il faut avoir, le "meust-hâve" comme on dit. Pour vous (parce que vous êtes sympathique), le second sera à moitié prix, une offre exceptionnelle, unique. Lorsque je reviendrai, je ne pourrai plus casser les prix de cette manière."
Et l'oiseau se fit avoir.
Que faire, si même la nature s'engouffre dans la société de consommation ?
22 avril 2008
...
Dijon, cathédrale St Benigne, avril 2008.
...
Ses larmes sont un miroir.
...
21 avril 2008
Dernière vision.
Moulin de Cougnaguet, Lot, décembre 2007.

En plus grand en cliquant sur l'eau.
Et voilà, le Moulin de Cougnaguet, c'est terminé.
C'est qui en ont eu assez peuvent souffler.
Pour les autres, il ne reste plus qu'à aller y faire un petit tour !











