Racines

Photos et lumières du Périgord et autres contrées plus lointaines, critiques cinématographiques et littéraires.

02 mars 2008

Réponse.

Jeanne et Ciel ont eu la gentillesse (les chipies) de me lancer une boule de neige, que je me dois de renvoyer.

Voici les règles ...
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
- Mettre le règlement sur votre blog.
- Mentionnez six choses, habitudes, tics non importants sur vous-même.
- Taguez six personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien.
- Avertir directement sur leur blog les personnes taguées.


Les banalités

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Les choses anodines

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Futilités

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Et non pas 5, bécile.


Alors voyons voir, j'envoie la boule de neige à Phaeton, Stéphanie, Philippe G., Nico P., Gols, et puis on va ajouter Ossiane et Laetirature qui viennent souvent et que finalement je connais si peu (mais peut-être ont-elles été taguées déjà 100 fois).

Posté par AnneduPerigord à 23:33 - Mots et Photos - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2008

Au travers des oliviers - 3

Vers Grasse, octobre 2007.

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Elle est ici aussi.

Je continue mon exploration oléique au travers des oliviers. Les lumières sont belles, je choisis les nuances de gris pour celle-ci.

Posté par AnneduPerigord à 17:00 - Photos - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Chronique livre : Chroniques de l'oiseau à ressort

d'Haruki Murakami.

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L'histoire commence lors de la disparition du chat de Toru et Kumiko. Non, en fait, c'est sûrement au moment de l'avortement de Kumiko que l'histoire a réellement débuté. En réfléchissant un peu plus loin, c'est peut-être bien lorsque la ruelle derrière chez eux a été bouchée que les choses ont vraiment déraillé, ou peut-être bien quand le puits des voisins s'est asséché. Mais non finalement, les racines du trouble sont sans doute plus profondément ancrées dans l'histoire japonaise, dans les terres mandchoues.

Dans Chroniques de l'oiseau à ressort, c'est comme ça, on n'est jamais sûr de rien. Le héros, Toru, bonne pâte d'une affligeante et incroyable passivité (ou ouverture d'esprit, c'est selon), se voit embarqué dans une spirale d'événements assez incompréhensibles, en apparence disjoints. On le suit dans sa quête (récupérer sa femme), perplexe sur sa méthode, mais reconnaissant qu'elle est plutôt efficace. Beaucoup plus cohérent et moins poseur que Kafka sur le rivage, Chroniques de l'oiseau à ressort est une pure merveille, qui m'a emmené très loin de mes bases et certitudes, dans une espèce de monde parallèle, pourvu de sa logique propre, de ses codes, de sa vérité. Car c'est bien de vérité qu'il s'agit ici. Dans notre monde sûr de ses fondamentaux, Murakami s'ingénie à saper nos croyances matérialistes et rationnelles. "La vérité n'est pas forcément dans la réalité, et la réalité n'est peut-être pas la seule vérité".

Il s'agit également de libre-arbitre , les personnages sont ici lancés dans un histoire qui les dépasse, et trouver des marges de manoeuvre et de contrôle des événements est très difficile. C'est absolument fascinant, ça se lit comme on mange une tartine de beurre salé, et quand on arrive à la fin, on a la véritable impression que les mystères sont résolus. Fort heureusement, en y réfléchissant bien, ce n'est pas du tout le cas. Tant mieux, de quoi cogiter et rêver encore un bon petit moment.

Posté par AnneduPerigord à 16:36 - Chroniques Bouquins - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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