Racines

Photos et lumières du Périgord et autres contrées plus lointaines, critiques cinématographiques et littéraires.

09 janvier 2008

Cherchez la femme...

Sur la Croisette, décembre 2007.

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08 janvier 2008

Chronique film : My Blueberry Nights

de Wong Kar-Wai

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Bon bon bon, voilà un film vite vu et vite oublié, je ne sais même pas si je m'en souviendrai assez pour aller jusqu'au bout de cette critique. Ce n'est pas que ce soit catastrophique, loin de là, il y a même de très belles choses, mais la légèreté de l'interprétation de l'actrice principale frôle l'indigence totale : il faut le dire, Norah Jones est très mauvaise, malgré son joli minois. Quand elle ne parle pas ou doucement, ça passe encore, mais dès qu'elle ouvre la bouche pour sortir un peu les tripes, c'est la débâcle. Un peu comme si elle se mettait à chanter du Björk, je sais pas si vous voyez. Bref.

A New York, Elizabeth est en pleine rupture amoureuse, et soulage sa peine en se goinfrant de tarte aux myrtilles dans un bistrot, tenu par un charmant jeune homme (Jude Law, pas trop mal). Ça ne fonctionne pas vraiment, alors elle taille la route (ou plutôt la voie ferrée), devient serveuse à Memphis, puis dans un bled à côté de Vegas. Les vies qu'elle croisent, malmenées, histoires d'amours brisées (un couple, une fille et son père), la ramènent à NY, vers le charmant tenancier de bar.

Côté scénar, c'est un peu léger, mais visiblement WKW s'amuse comme un gosse à s'approprier quelques clichés américains : les bars, les grands espaces, la route, les salles de jeux. Même le jeu des acteurs est, dans son ensemble, très cliché, plein d'afféteries. Seule Chan Marshall, dans une unique et très jolie scène, montre un peu d'une retenue qui sied beaucoup mieux à l'ensemble. Un peu cliché mais agréable cependant, la bande-son, parsemée de jolies chansons douces, clin d'oeil aux deux chanteuses du film, et un clin d'oeil également à In the mood for love, avec une reprise sympatounette du thème principal. Visuellement par contre, le film est une vraie réussite. L'Amérique vue par WKW, c'est quelque chose. Sur des thèmes mille fois rebattus, on arrive à s'émerveiller de la moindre tâche de couleur, reflet d'une feu rouge, ou personnages derrière des vitrines. La photographie est de toute beauté, chaque plan pourrait être encadré et accroché au mur. Bien sûr, WKW applique ses recettes habituelles, mais dans un nouveau cadre, ce qui leur donne une dimension supplémentaire.

Un peu spectateur de son propre film, comme il doit l'être des Etats-Unis, le réalisateur porte un regard "naïf" sur des américains en roue libre, tout en les plongeant dans son univers ultra-personnel. Finaud et pas mal.

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07 janvier 2008

Dédicace à.

La Croisette, décembre 2007.

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A celui qui ne veut pas qu'on. Mais à qui je, quand même.

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06 janvier 2008

Chronique film : Il était une fois

de Kevin Lima.

Il est beau le temps des fêtes, ou main dans la main, on amène la petite cousine au ciné, une poche du JouéClub sous le bras, et une boîte de pop-corn sucré sous l'autre. On essaie de se cacher à moitié derrière le bout de chou de 5 ans, qui demande avec application à la caisse deux places pour "le film de princesse", mais ça marche pas bien, on est quand même repéré. Une fois dans la salle, les fesses bien calées sur un rehausseur en plastique bleu, granuleux et rigide, le pop-corn vole partout au moindre mouvement (que l'inventeur du gobelet à pop-corn en forme de V soit maudit), les bandes-annonces défilent, les gamins s'agitent, on respire à peine, dans l'angoisse du fatal "j'ai envie de faire pipi", et finalement le film commence.

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Bon, il faut être honnête, Il était une fois, est loin d'être désagréable, et fait plutôt bonne figure au milieu de la bousaille Disneyenne de ces dernières années, pourrie par de nombreuses séquelles à pognon. La première partie du film revient aux sources de la "magie Disney", du dessin animé classique, une jeune fille qui volette, entourée des animaux de la forêt, dans une maison champignon, et chante en attendant son prince charmant. C'est du déjà-vu, mais l'animation très "retour aux sources", et la présence de mille références aux vieux Disney fait plutôt du bien aux yeux. Aussi, quand la future princesse est propulsée en plein New York bien réel, par la méchante belle-mère, qui lui refuse le mariage avec son gendre, on est presque déçu. Mais l'intrusion de cette fille de dessin animé dans la cradouille NY est assez rigolote, avec sa robe à froufrous, ses mouvements graciles, et ses yeux pervenches. Elle recherche son prince, s'exclame en voyant un nain "Grincheux, c'est toi ?", et tente de forcer la porte d'une pancarte en forme de château enchanté. La transposition d'une princesse de dessin animé dans le monde réelle donne lieu à quelques scènes assez drôles, notamment quand Giselle fait appel, comme elle avait l'habitude de le faire dans sa maison champignon, à toutes les bestioles du coin pour l'aider à faire le ménage. Mais à NY, les seules bestioles dispos sont les cancrelats, les rats et les pigeons boiteux.

La réussite repose sur les épaules de l'actrice principale, Amy Adams, vraiment très bien, rescapée de moult séries ados américaines. Elle nous ferait presque croire que la vie est un beau conte de fée, mais on est pas dupe. A part ça, le film est un peu longuet, le prince fadasse, la méchante mal exploitée (mince quand on a Susan Sarandon dans une distribution, on lui donne un vrai rôle quand même !!), il y a le passage obligée du numéro à la Broadway dans un jardin public, et la scène finale n'est pas très bonne. A noter que la princesse est une petite coquine chaudasse, puisque qu'elle préfère se barrer du monde aseptisé et asexué du dessin animé, et plaquer son prince, pour se choper un beau papa célibataire New-Yorkais, qui, soyons en sûr, ne se contentera pas du chaste baiser mythique. Vous voulez que je vous dise ? les princesses, c'est plus ce que c'était.

Posté par AnneduPerigord à 12:27 - Chroniques Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2008

Dans la boîte aux lettres...

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04 janvier 2008

Rocamadour.

Décembre 2007.

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Posté par AnneduPerigord à 20:15 - Photos - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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