30 novembre 2007
Paris : "Assis"
Octobre 2007.
29 novembre 2007
Dans la forêt : la plume.
Périgord, novembre 2007.
28 novembre 2007
Dans la forêt : l'impudique.
Périgord, novembre 2007.
27 novembre 2007
Dans la forêt : le timide.
Périgord, novembre 2007.
26 novembre 2007
Dans la forêt : l'or.
Périgord, novembre 2007.
24 novembre 2007
Chronique livre : Le Lion
de Joseph Kessel.
Ahhhh voilà, je suis tombée sous le charme absolu et la richesse de ce très court roman de Kessel, injustement relégué au rang de "livre au programme de la classe de 5ème". J'étais passée au travers durant ma scolarité, l'erreur est réparée.
Un français voyageur fait escale dans une réserve royale kenyanne au pied du Kilimandjaro , dans l'espoir d'approcher la faune sauvage, et notamment les grands fauves. Pris d'amitié par la fille du directeur de la réserve, enfant sauvage, possédant un étrange pouvoir sur les animaux, il devient le centre des confidences de la famille entière. Le père, ancien chasseur émérite, reconverti en protecteur des bêtes, amoureux de la vie sauvage, mais également de sa femme, Sybille , au nom de prémonition, tiraillée entre son amour pour son mari et sa fille, mais terrorisée par l'existence dangereuse qu'ils mènent.
Sous l'apparente simplicité de l'histoire se cache une incroyable complexité et finesse des rapports humains. On est plongé au coeur d'un processus tragique, limpide, mais dont le crescendo abouti au drame final, annoncé bien en avance par le narrateur ("Mais le dénouement ? ... Il faut que j'assiste au dénouement."), mais qui demeure néanmoins d'une grande violence, et d'une grande force. L'enfant, Patricia , a élevé un lionceau, King, devenu grand. Le lion semble entièrement dévoué à la gosse, dont l'amour exigeant de l'enfance, l'orgueil démesuré de se croire la maîtresse du fauve, lui donnent un sentiment de puissance et de domination funeste. L'histoire est sous-tendue par un contexte d'inimitiés tribales entre les différentes ethnies du Kenya , ce qui complexifie, sans rien alourdir, les relations entre les personnages.
Le roman est pédagogique, certes, on apprend pas mal de choses, tout en étant une belle oeuvre littéraire, pleine d'intelligence, de compréhension de l'humain, dénuée de tout jugement malsain d'occidental face aux coutumes africaines. On sent au contraire un vrai respect et admiration des peuples africains, notamment les Massaï "Personne au monde n'était aussi riche qu'eux, justement parce qu'ils ne possédaient rien et ne désiraient pas davantage". Pas aussi extraordinaire que Les Cavaliers, Le Lion est cependant, une petite merveille, humaniste et écolo, qui dénonce, de la plus belle manière, la vanité humaine à se croire le maître du monde.
"Et les bêtes dansaient."
23 novembre 2007
Chronique livre : L'Aliéniste
de Caleb Carr.
Pas grand chose à raconter sur ce polar de plutôt bonne facture. L'Aliéniste nous plonge dans le New York de 1896, à la poursuite d'un tueur en série qui zigouille méchamment les petits nenfants immigrés et travestis. Les méthodes d'investigations en sont à leurs balbutiements, la police scientifique peine à faire entendre sa voix (les empreintes digitales ne sont pas encore reconnues comme des preuves scientifiquement valables), et un psychiatre tente de "profiler", comme on dit maintenant, le tueur, bourreau, mais également victime d'une enfance dévastatrice. Ça se lit bien, ça divertit sans trop abrutir. On ne pouvait pas en attendre beaucoup plus.
22 novembre 2007
Dans la forêt : le petit chemin.
Périgord, novembre 2007.
20 novembre 2007
Dans la forêt : châtaigne.
Périgord, novembre 2007.
Chronique livre : Kafka sur le rivage
de Haruki Murakami.
Mon chef-conseiller m'ayant fourré d'office Kafka sur le rivage dans les mains, c'est avec délectation que j'ai entamé cette pavasse japonaise à la couverture énigmatique, et au titre bizarre. Le style, ou plutôt l'absence de style, cette neutralité maladroite de l'écriture gène un peu, sans doute liée à la traduction, sans doute pas. Les dialogues sonnent faux comme dans tout bon téléfilm, et cette platitude entraîne un manque de relief, qui berce et agace tour à tour.
Kafka Tamura, un jeune garçon de quinze ans, fugue du domicile paternel pour échapper à une malédiction funeste, Nakata, un ancêtre sachant causer aux chats*, est obligé de fuir Tokyo, poussé par une mystérieuse force qui l'attire. Les trajectoires se croiseront, forcément, après moult péripéties incongrues, et délires mystiques.
Mondes parallèles, interférences temporelles, pour qui a lu un tout petit peu de SF et de fantaisie, Murakami a l'imagination d'une huître, et ses rebondissements semblent bien maigrichons. Bourré de références littéraires, picturales, spirituelles, le livre tourne parfois au catalogue, tant on sent le maître désireux d'étaler sa science, sous couvert de romanesque. Kafka sur le rivage apparaît alors légèrement pédant, manquant cruellement d'une quelconque sincérité, mais toujours très poli (on est au Japon, ne l'oublions pas). On se dit alors qu'on a probablement à faire à un grand roman ésotérique, philosophique, mystique, spirituel, bref nippon , mais sans jamais réussir à en tirer une quelconque substance un petit peu bouleversante (je manque certainement de finesse, notez).
Pourtant, ça se lit avec plaisir, ça se dévore même, soyons honnête, et le prochain Murakami qui me tombera dans les mains sera probablement englouti à la même vitesse. Certains passages sont plus réussis que d'autres, ceux qui parviennent à garder leur mystère, ceux dénués d'explications. En apparence assez épuré, Kafka... aurait mérité un peu moins de fioritures, et plus de vide. Voilà, c'est dit.
* répétez cette phrase 10 fois sans s'arrêter











