Racines

Photos et lumières du Périgord et autres contrées plus lointaines, critiques cinématographiques et littéraires.

30 septembre 2007

Clin d'oeil.


version normale


version plantée

Tu vois, Michel, je ne suis pas sûre qu'ils veuillent de moi à la radio ;-)

Fond sonore :
Cristobal, tiré de l'indispensable nouvel album de Devendra Banhart "Smokey rolls down thunder canyon"

Posté par AnneduPerigord à 23:34 - Sons - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Deux.

Un Homme Perdu - 2007
de Danielle Arbid

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Cette fois ci le pifomètre a plutôt pas mal marché. Voilà un film qui doit être projeté dans 5 salles, qui fera sans doute mois de mille entrées. Dommage. Le titre est mensonger. Des hommes perdus, il y en a deux dans ce film. Thomas, un "photographe" français qui a largué femme et enfant, pour des errances photographico-sexuelles au Moyen-Orient (on ne peut pas dire qu'il ait choisi la facilité, tout de même), et Fouad, son compagnon de hasard. Taciturne, mystérieux, ou vraiment amnésique, Fouad fuit. Quoi, on ne sait pas. D'abord obsédé par ses ébats, l'attitude indéchiffrable de Fouad, amène Thomas à vouloir percer ses secrets.

Un homme perdu est un film opaque qui ne dévoile pas ses cartes de suite. Ce n'est pas un film confortable, dans lequel on nous amène tout sur un plateau. On ne comprend pas grand chose à ces pays traversés, on suit l'itinéraire de ces hommes, en spectateur voyeur, comme Thomas et son appareil photo indiscret et impudique. Thomas, c'est un peu l'occident, qui se croit tout permis, et prend ce qui l'intéresse, sans vraiment se rendre compte de ce qu'il fait. Il est incapable de regarder les choses en face, comme il est incapable de regarder les femmes de face quand il leur fait l'amour. Fouad, le Moyen-Orient, est incapable de guérir ses blessures, et fuit indéfiniment son passé. Le raccourci est facile, mais le film ne l'est pas.

Les scènes de sexe sont assez belles, violentes en même temps que tendres, et dérangeantes avec cette présence constante de l'appareil photo. Mon coeur de midinette a été renversé par les acteurs, Melvil Poupaud, qui sans bouclette est infiniment plus sexy, et Alexander Siddig, impénétrable. La musique à 2 balles est à oublier vite fait. Pas le chef d'oeuvre du siècle, mais un film suffisamment intéressant pour qu'on lui consacre 1h32. Et très bonne surprise, dans un second rôle, la sublime actrice Darina Al Joundi qui m'avait bouleversé dans sa pièce "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter".

Posté par AnneduPerigord à 23:32 - Chroniques Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sous-entendus qui tuent.

Hedda Gabler
de Henrik Ibsen

Hedda Gabler est la pièce subtile d'un auteur subtil. L'histoire est subtile, et les personnages subtils. On peut y découvrir des dialogues subtils, qui révèlent des situations subtiles. Vous allez me dire c'est un peu court. Ah ben non justement, ça fait 200 pages de subtilité nordique, glaciale comme un magnum, mais sans le chocolat fondant.

Hedda s'ennuie d'ailleurs, à défaut de maîtriser sa vie, elle essaie de manipuler celle des autres sans y arriver le moins du monde, et finit raisonnablement par se tirer une balle dans la tempe. Dans la catégorie des provinciales dépressives et suicidaires, on est en droit de préférer les affres bovariennes, autrement plus mordantes. Mais je manque sans aucun doute de subtilité.

Posté par AnneduPerigord à 11:52 - Chroniques Théâtre - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Même joueur joue encore.

Il Bidone - 1955
de Federico Fellini

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Autant vous le dire de suite, je ne suis pas une spécialiste de Fellini, je n'ai vu aucun de ses "grands" films (j'entends déjà les huées). Mais bon, je me rattrape, la preuve. Cependant, je dois dire que Il Bidone ne m'a pas du tout convaincu.

L'histoire est pourtant intéressante. Une bande d'escrocs sympathiques, mais nonobstant pourris, des sortes d'anti - robin des bois, se plaisent à arnaquer les pauvres gens, à la campagne ou dans les bidonvilles romains, afin de s'en foutre plein les fouilles. Le film, assez bancal, ne décolle que dans les 20 dernières minutes, malgré une ouverture intrigante (la première volerie), malgré de jolies retrouvailles entre une jeune fille et son escroc de père, malgré le sourire et la tristesse de Masina . On ne sait trop quelles étaient les intentions du maître, qui filme fête avec tiédeur, et tragique avec mollesse, sans bien creuser l'amoralité de ses héros. Manque d'inventivité, et de fil conducteur.

Les vingt dernières minutes, par contre, beaucoup plus maîtrisées permettent au film de ne pas sombrer. La dernière arnaque est l'occasion d'une fausse-vraie prise de conscience de ses actes par l'escroc, qui ne l'emportera pas au paradis (quel salaud quand même, la paralytique, elle ferait fondre un silex). D'un seul coup, Fellini s'amuse avec ses cadres, dans un excellente scène d'agonie sur un éboulis.

Film triste et un peu vain, malgré quelques fulgurances (je cause bien hein ?), Il Bidone, n'est toujours pas ma clé d'entrée dans l'univers Fellinien. Mais j'ai encore du taf.

Posté par AnneduPerigord à 10:00 - Chroniques Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 septembre 2007

Lux et Polenta.

4 mois, 3 semaines, 2 jours - 2007
de Cristian Mungiu

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Le voilà mon grand film de la rentrée. La déveine ne pouvait pas durer autant, je commençais à me demander si le cinéma n'était pas mort, et bien non, une bouffée d'oxygène provient du pays le plus triste de l'Est. Je dis bouffée d'oxygène, mais j'ai passé 1h53 en apnée.

4 mois, 3 semaines, 2 jours se déroule dans la Roumanie de 1987. Déjà c'est un choc, en 1987, la Roumanie ressemblait déjà à celle que j'ai connue en 1994. Barres de béton, délabrées et sans lumière, sol terreux, polenta, marché noir pour acheter un savon Lux (je vous jure, en 1994, les savons Lux portaient bien leur nom, sur des présentoirs derrière des vitrines de verre), cigarettes, et avortements. Ville privée de sa personnalité, de sa liberté de choix, de sa faculté de penser.

Le regard de ce film, d'une neutralité glaçante est un calque des sensations que m'avait procuré ce pays : indifférence totale, dépersonnalisation de l'individu. Pourtant, dans ce marasme glauque, une personne va prendre des initiatives pour sauver la mise à une de ses amies, enceinte, et sur le point de se faire avorter. Otilia a le visage fermé, et un sang froid à la limite de l'humainement possible. Elle court, négocie, paie un prix insensé sa loyauté envers son amie (dans la merde la copine, mais finalement assez gonflante, et on en vient, de manière assez malsaine, à douter de sa bonne foi).

Les plans, s'étirent à n'en plus finir sur des situations insupportables qui donnent envie de hurler, on est asphyxié par ces cadres immenses remplis de vide et d'horreur. Lorsque le cadre se remplit, c'est Otilia qui craque. Finalement le retour au monde réel est trop difficile, elle est déjà partie très loin, sa prise de conscience de l'équilibre instable des choses est brutale. Grand film de cinéma, incroyablement dérangeant par sa neutralité, Mungiu a bien mérité sa palme. Et une révérence à Anamaria Marinca, immense.

A lire, la bien bonne critique du bien bon Gols. .

Posté par AnneduPerigord à 10:00 - Chroniques Cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 septembre 2007

Ruelle.

Dijon - Mai 2007

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27 septembre 2007

Perplexité.

Périgueux - Août 2007

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C'est celle-là tu crois ?

Posté par AnneduPerigord à 07:00 - Photos - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 septembre 2007

En bas de la plus haute tour.

Eglise Ste Marie - Sarlat - Août 2007

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Longtemps elle m'a fait rêver.
Ses portes closes délabrées renfermaient mille secrets.
Aujourd'hui les portes se sont ouvertes.
La façade a été liftée.
La magie est partie, un peu.

Posté par AnneduPerigord à 07:00 - Photos - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2007

On en parle !

Grosse surprise ce matin suite au commentaire d'un de mes lecteurs les plus fidèles (Le Libraire, tenancier de l'excellente librairie L'Orange Bleue à Sarlat, et du non moins excellent blog Une vie sarladaise). Racines est passé à la radio ! Et pas n'importe laquelle : France Bleu Périgord, la seule station de France où on peut suivre un match du CAS en direct, où on peut entendre parler Oc avec l'accent de Marquay, où on n'informe pas sur les cours de la bourse mais les cours du cèpe et de la truffe.

Bref, sur l'excellente radio périgourdine, dans son excellente émission Site.com, l'excellent présentateur David Derhille a choisi, par on ne sait quel tour de passe-passe mystérieux, de parler de l'excellent blog Racines (j'ai décidé de me la péter du coup). Vous pouvez donc écouter la chronique (émission du 25/09), voir la pub sur le site ici. Merci à lui donc, et pour le plaisir, on l'écoute quelques secondes vanter les mérites du blog de votre hôtesse.

Posté par AnneduPerigord à 19:47 - BlaBla - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sa Majesté.

Aillac - Août 2007

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Je vous jure, que prendre une grenouille en photo, alors qu'on a une chienne en laisse au bout du bras, qui n'a qu'une envie, c'est de bouffer le chat qui la nargue en lui passant consciencieusement sous la truffe, c'est pas de la tarte.

Posté par AnneduPerigord à 07:00 - Photos - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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