31 juillet 2007
Endormie ?
Musée des Beaux-Arts de Dijon - Mai 2007
30 juillet 2007
Waiting for. Sitting on.
Lyon - Métro C - Juillet 2007
26 juillet 2007
Le festin essentiel.
Aillac - Juillet 2007
Loin d'être parfaite. Mais je l'aime bien !
25 juillet 2007
Sortir du cadre.
Lyon - Quais du Rhône - Juillet 2007
24 juillet 2007
48h chrono.
Lyon - Juillet 2007
Date de la commande : 4 juillet 2007.
Temps prévu d'approvisionnement chez le fournisseur : 4 à 8 jours.
Date d'envoi réel : 20 juillet 2007.
Date de réception prévue compte-tenu du dimanche : 23 juillet 2007.
Date de réception du premier avis de passage : 24 juillet 2007.
Vous n'étiez pas là, on repassera demain, à la même heure, pour être sûr de pas vous trouver.
Date de réception du deuxième avis de passage : 25 juillet 2007.
Vous n'étiez pas là, en plus, finalement, on ne sait pas trop où vous crécher dans l'immeuble, on réessaiera demain.
Date de réception du troisième avis de passage : 26 juillet 2007.
Malgré tous nos efforts pour vous trouver, nous avons bien l'impression que vous faites exprès de ne pas vous trouver chez vous durant nos horaires de travail. Débrouillez-vous toute seule pour aller chercher votre colis au bureau de poste, à 50m de chez vous, et ce dans 48h. Ça vous fera les pieds.
Date de réception du colis (le samedi n'est travaillé qu'en matinée) : 30 juillet 2007.
$ù#?:@&scrogneugneu
Hé râlez pas, si vous le vouliez avant, fallait venir le chercher avant, il est là depuis une semaine.
Cette histoire est inspirée de faits tout à fait réels.
Messieurs les postiers, s'il vous plaît, laisser directement un avis de passage dans la boîte aux lettres !
23 juillet 2007
Gourmande Erection.
Avignon - Juillet 2007
- Madame, Madame, puisque vous sucez..
- Hein ?
- ... une glace, ce spectacle est fait pour vous !
22 juillet 2007
A un doigt du vide.
Lyon - Montée de la Grande Côte - Aujourd'hui
19 juillet 2007
300 tonnes de plomb dans l’aile
Pink Floyd The Wall
d’Alan Parker
Je m’apprête à mettre en rogne au moins 4 de mes plus fidèles lecteurs, mais que voulez-vous, ce classique des classiques m’est un peu tombé des yeux. Ayant passé des heures dans mon canapé, la larme à l’œil, à me sentir comfortably numb, et à errer dans la rue en fixant les gens du regard avec l’envie de leur gueuler « Hey you… », j’attendais beaucoup du film.
Intelligent dans la forme, audacieux, explosé et pourtant finalement très cohérent, force est de constater que le film a pourtant terriblement vieilli. Et il ne date seulement que de 1982… A part le procès final, les passages animés sont assez laids, mous du genou et phagocytent complètement la musique. Trop figuratives, explicatives, parfois lourdingues, les images réussissent à faire paraître ringarde la musique du Floyd, un comble pour ce chef-d’œuvre intemporel.
En fait, le film ne trouve une vraie profondeur et une vrai poésie que dans le silence, ou les mélodies légères et désespérées. Voilà voilà… vous trouverez une bonne analyse du film ici. Et en attendant que mes lecteurs lâchent leurs chiens sur moi, j’m’en vas réécouter The Wall, allongée sur mon canapé, avec un lait soja à boire à la paille.
18 juillet 2007
White is white.
Orleans - Les Aubrais - Juillet 2007
Vétu de son plus beau costume,
il partit tenter sa chance aux Amériques.
17 juillet 2007
Il est libre, Timour...
La Morue de Brixton
de Timour Serguei Bogousslavski
C’est avec une légère pointe d’anxiété que j’aborde la chronique de ce pavé merveilleux. Je sais qu’elle sera lue. Premier roman autobiographique, publié il y a dix ans, d’un homme de 84 ans, La Morue de Brixton est à ranger dans la catégorie des livres qui peuvent changer une vie, ou du moins la perception qu’on a de la vie, et la façon d’aborder la sienne propre.
Dans un style d’un incroyable richesse, coloré, foisonnant, émaillé d’un argot aujourd’hui exotique, le livre s’approche doucement pour se finir au pas de course. Un fois achevé, une fois posé au pied du lit, on ne peut s’empêcher de le rattraper du bout des doigts, d’en relire les premières pages, pour quelque temps encore côtoyer ce fascinant personnage au passé sombre et à la plume lumineuse.
Privé de sa mère trop tôt, fils d’aristo déchu, amateur de beauté et d’art, il s’est crée une vie, libre des contraintes de la société, ne suivant que son cœur et son inextinguible soif d’aimer et d’être aimé. C’est parfois très noir, le drôle payant souvent cher le prix de sa liberté, baladé de geôles en cages, mais réchappant à tout. Il traverse la guerre, l’espadrille trouée mais la dégaine hautaine, le mépris pour tout ordre établi, tout travail régulièrement rémunéré, toutes religions. Il crache sur tout et tout le monde, exècre la misère.
Et pourtant, ému par le moindre geste de bonté, bouleversé par la beauté du monde et des êtres, c’est baigné de lumière qu’on achève ce roman qui tourneboule. Alors on rêve quelques instants d’être aimé d’un amour aussi profond et sensible, aussi tendre et absolu, et d’aimer, de la même manière.
Être paradoxal, hors-norme, contestable et libre, Timour Serguei Bogousslavski a écrit là un roman magistral, et a gagné le salut profond de la pauvre salariée, abrutie par le système que je suis. Il me paraît indispensable que les nombreux lecteurs de ces quelques lignes se procurent par tous les moyens légaux (ou autres), La Morue de Brixton. Dont acte ?















