27 juin 2006
La Petite Pénélope (3)
Et voila ! Le retour de la Petite Pénélope. Bravo à Manfred, Steph et Ju, qui ont tous amené des éléments d'intrigue. Pour les nouveaux, il s'agit d'une histoire à compléter, basée sur les dessins Oh Combien Magnifiques d'Isabelle Borne. D'ailleurs comme vous pouvez le voir sur la gauche, Isabelle nous offre un dessin : Loulou le Roux en personne !
Comme l'histoire commence à être longue, je vous la propose en téléchargement, ici, en PDF (140Ko). Pour tous ceux qui auraient des difficultés de lecture, n'hésitez pas à me demander.
Pour de plus amples renseignements, et mode d'emploi de ce "jeu-histoire", c'est ici :
Chapitre 1
Chapitre 2
Et donc maintenant Chapitre 3, en téléchargement pdf.
N'hésitez pas à participer, même quelques lignes peuvent faire avancer l'intrigue ! Je me sers de tout ce que vous me proposez ! Tous à vos plumes ! Echéance des participations : en théorie Dimanche soir
Commentaires
intrigue
Anne je repasse cet AM, le temps, toujours le temps.
j'ai télécharger le document et vai regarder cela de pres...
l'illustration est superbe !
Merci Anne, pour cette pub récurrente, mon égo est tout ragaillardi :o)
Quand on aime, on ne compte pas Isabelle :-)
Pénélope is back
Déjà tremblant comme une feuille, Loulou fut pris de panique, son visage blêmit, ses jambes flageolèrent. En deux secondes il se retrouva assis par terre, incapable de bouger, de parler, et presque de respirer. Pénélope, quant à elle, voyant Loulou dans l’incapacité de gérer la situation, essayait, malgré son stress, de garder un semblant de lucidité et s’adressa à l’Homme, dont elle ne voyait toujours que l’œil luisant.
« Mais, Monsieur, qu’est-ce que vous nous voulez ? »
« Taisez-vous jeune effrontée, et tachez plutôt de réanimer votre ami et rejoignez moi devant ce bureau » dit-il fermement en montrant du doigt le bureau sur lequel le grimoire s’était miraculeusement ouvert…
Pénélope entreprit donc de donner du courage à Loulou. Elle s’agenouilla vers lui, lui prit la main, lui parla doucement et calmement en le regardant dans les yeux avec un sourire maternel : « Loulou, Loulou, allez, c’est pas le moment de flancher, faut qu’on soit tous les deux ensemble, faut qu’on se soutienne »
Ses paroles eurent l’air de faire effet, puisqu’un léger sourire vint illuminer quelque peu le visage toujours blafard de Loulou. Et le petit bisou délicat que Pénélope vint poser sur son front acheva de le remettre en forme.
Loulou et Pénélope, main dans la main, se dirigèrent vers le bureau, son grimoire et son personnage étrange et angoissant qu’ils virent pour la première fois de près.
Il leur semblait immense, plus de deux mètres, des cheveux blancs longs, très longs, un visage aux traits tirés, avec un œil toujours aussi luisant et l’autre à la pupille complètement noire.
Son unique œil lui donnait un regard froid et angoissant qui, seul, transperçait le cœur de nos deux héros.
Il commençait à feuilleter le grimoire, s’arrêta sur une page particulière sur laquelle les enfants aperçurent un dessin représentant deux enfants d’un côté et deux bocaux de l’autre. Sur la page suivante, deux clichés d’enfants souriant, main dans la main, avec deux dates : 1982 et 1988…
Son regard se dirigea alors vers les deux enfants pétrifiés.
Sa voix de stentor retentit alors dans toute la pièce: « Ego subito dingonat et spiritus animae amicus sic »
Tout de suite après la prononciation de cette phrase incompréhensible à leurs oreilles, le vieil homme regarda le plafond, et la lumière s’alluma dans un éclat foudroyant, éblouissant Loulou et Pénélope et les obligeant à fermer les yeux.
Ils s’évanouirent de surprise et de peur…
De longs instants plus tard, ils rouvrirent les yeux. La pièce était vide. Seuls les bocaux étaient là, à même le sol, clos. Incrédules, stupéfaits et toujours frémissants de peur, les enfants émergèrent doucement. Ils étaient assommés et éblouis, mais vivants.
Seules quelques petites touffes de cheveux blonds et roux mêlées jonchaient le sol.
Tout allait bien mais une impression bizarre les envahissait, ils ne se sentaient pas comme d’habitude. Rien de surnaturel. Juste une impression. Diffuse.
Ils se regardèrent et semblaient lire le même sentiment indescriptible dans les yeux de l’autre.
Ils se levèrent alors précautionneusement, se dirigèrent vers la sortie de la pièce, s’arrêtèrent un instant pour reprendre leur souffle quand ils tombèrent nez à nez avec une photo scotchée sur la porte. Le même type de photo qu’ils avaient vu sur le vieux grimoire : Pénélope et Loulou, tout sourire, se tenant par la main.
Mais ils n’avaient jamais fait une telle photo…
Je suis toute contente de voir que tu as conservé l'idée de nos bocaux, et qu'en plus, tu as aussi gardé l'idée d'avoir nos noms gravés dessus ! Même si la dead line était hier, je me permet de contribuer à la suite de cette histoire une nouvelle fois.
Echeance repoussée pour Péné
Coucou Miss !
L'échéance de Pénélope est repoussée pour manque de participations !
Tu peux toujours jouer !
La suite by Fanny
Loulou se sentit défaillir. Ses cheuveux étaient maintenant assortis à la couleur verte de son visage... Pénélope s'approcha lentement pour inspecter de plus près ces inquiétantes boîtes. Elle saisit sa boîte éponyme et dévissa le couvercle: il s'y trouvait une substance rouge et visqueuse, et une odeur délicieuse s'en échappait. Aucun doute! Ce bocal renfermait bel et bien de la confiture de fraises, sa préférée..!
N'écoutant que son courage et sa gourmandise, Pénélope trempa son index dans le pot et le lécha avec délectation. C'est alors qu'une chose incroyable se produisit...
La Suite By Nico P.
Pénélope ne put s’empêcher de réprimer un frisson. Elle crut entendre les pleurnichements de Loulou qui s’était réfugié derrière elle. L’Homme déferla d’un rire grondant et inquiétant.
- Approchez mes enfants, approchez ! Venez voir mes beaux bocaux !
Pénélope et Loulou s'approchèrent finalement des bocaux. L'Homme devenait insistant. Peut-être son grondement diminuerait en répondant à son injonction ? Pénélope se demandait bien d’où lui était venu le terme injonction et ce que ça pouvait bien signifier.
La vague s’abattit de nouveau sur leurs têtes :
- Venez regarder mes beaux bocaux !
Et Pénélope et Loulou se penchèrent sur les bocaux, le leur d'abord bien sûr.
Ce fut bizarre. Un brouillard blanchâtre sembla sortir du petit caoutchouc orange saumon qui fermait le bocal. Pénélope se rappelait avoir vu mémé Vovo faire des confitures dans de tels pots. Loulou et Pénélope se sentirent soudainement attirés. Tellement attirés qu'ils se sentirent même aspirés. Et ils tombèrent dans le bocal. Revinrent dans la pièce où l'œil de l'Homme les regardait, agacé. Et retombèrent. Encore et encore.
- Pas celui là, mille sabords ! Nom de Dieu ! Petits ignorants !
L'Homme les attrapa tous deux par le col. D'un coup sec il les déposa devant un autre bocal. Pénélope et Loulou se retrouvèrent sur les fesses. Loulou pleurnichait de plus belle. De son nez perlait une petite larme qui était arrivée jusque là.
- Palsembleu, quelle idée de regarder votre bocal ! reprit le vieil homme. Vous ne pouvez pas vous-mêmes regarder ce que vous vivez, c'est invraisemblable cela ! On ne vous apprend donc rien à l'école !
Et au fond d'elle-même, la petite Pénélope, la gentille petite fille disciplinée se disait que non, décidément non, on ne lui apprenait rien à l'école. Et devant le petit bocal Anne, 1988, la même petite fumée blanche sortit quand les deux enfants se relevèrent. Loulou et Pénélope se sentirent rapidement tomber dedans…
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